Chariot robotisé pour rééducation à la marche

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Kerpape dispose d’un centre à la pointe des innovations technologiques dans le domaine de la rééducation. Durant deux jours, les kinésithérapeutes ont pu tester le « Vector », un nouveau système de rééducation à la marche. Conçu par une entreprise californienne, cet appareillage équipe 23 centres de rééducation en Europe et un seul en France, à Berck-sur-Mer. 

Le patient, équipé d’un harnais, est suspendu à un treuil, télécommandé par le kinésithérapeute. Il peut ensuite enchaîner, en tournant, les exercices de marche, sans craindre la chute. « Une femme amputée des deux jambes a ainsi pu marcher pour la première fois sans l’aide de ses béquilles. La marche redevient naturelle plus rapidement », confie un praticien. Le système de suspension permet d’alléger le poids du patient et de faciliter les premiers pas. Autre avantage : si la crainte de la chute est évacuée, cet accompagnement est l’occasion de les éviter ou d’apprendre à mieux se réceptionner. « L’intérêt thérapeutique est évident. Il permet d’accélérer le travail vers la marche indépendante en toute sécurité. Jusqu’à présent, les exercices de ce type s’effectuent aux barres parallèles. 30 minutes de travail intensif avec ce système équivalent à plus de 45 minutes de rééducation traditionnelle », explique Philippe Labarthe, le directeur des soins de rééducation.

Un investissement conséquent:

« Ce chariot intelligent est une révolution technologique », s’enthousiasme-t-il. Selon lui, près de 70 % des patients pourraient bénéficier de cet outil. Si le « Vector » est considéré comme « un accélérateur » dans le long processus de réadaptation fonctionnelle, les praticiens y voient aussi un gain pour leurs conditions de travail. « Il n’y a plus besoin de les porter pendant les exercices, sans parler du stress de la chute en moins », confie Philippe Labarthe, qui ajoute : « On soulage le personnel soignant et on limite les accidents du travail, notamment les problèmes de dos et d’épaule », ajoute le directeur des soins de rééducation, qui estime à 10 % par an la part des effectifs arrêtés à la suite d’un problème de santé lié à la pratique professionnelle. Si les équipes soignantes sont conquises, il reste à convaincre la direction d’investir 250.000 € pour un tel équipement.

Bientôt un mur d’escalade:

Le tout nouveau fonds de dotation, lancé officiellement en présence d’Omar Sy, François Cluzet et Michel Drucker, pourrait faciliter une telle acquisition. En attendant la décision, le centre poursuit ses aménagements avec le concours de mécènes. Kerpape a ainsi pu faire construire un mur d’escalade dans le gymnase. « C’est l’un des outils les plus utilisés en rééducation sportive. On peut y travailler l’équilibre, la coordination, la confiance en soir, les muscles et les articulations », souligne Philippe Labarthe. Le mur (32.000 €) sera en service à la rentrée prochaine. 

Source: Le Télégramme

 

 

 

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